Complémentaire santé : les ménages paient une petite part de leur consommation de soins

Les Français bénéficie d’un des systèmes de complémentaire santé les plus protecteurs au monde. La preuve : la part de la consommation de soins et de biens médicaux restant à leur charge après les remboursements de la sécu et des mutuelles, reste la plus faible de l’Union européenne.

Pour la première fois depuis 2012, le poids de la consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) des ménages dans le PIB n’a pas augmenté l’année dernière. Evaluée par la Drees (ministère de la Santé) à 194,6 Mds €, soit 8,9 % du PIB ette reste stable par rapport à 2014 alors qu’elle progressait depuis trois ans.

 

La CSBM est financée à 76,8 % par la Sécurité sociale, calcule la Drees. La hausse de ce taux de prise en charge (+0,2 point par rapport à 2014) est à rapprocher du dynamisme des postes de dépenses les mieux remboursés par la Sécurité sociale et de la progression du nombre d’assurés exonérés du ticket modérateur. À l’inverse, la part des organismes complémentaires, qui représente 13,3 % de la CSBM en 2015, diminue légèrement pour la deuxième année consécutive (-0,3 point sur deux ans).

 

La part du reste à charge des ménages dans la CSBM diminue pour la quatrième année consécutive (-0,8 point sur quatre ans) pour s’établir à 8,4 % en 2015. Au sein de l’Union européenne des 15, la France est le pays où le reste à charge des ménages est le plus limité.