Complémentaire santé solidaire : l’Assurance maladie fait un bilan positif

Ce 1er novembre marque le premier anniversaire de l’entrée en vigueur de la complémentaire santé solidaire. Destinée à faciliter l’accès aux droits des personnes aux revenus modestes et à leur offrir une meilleure protection en matière de couverture santé, la Complémentaire santé solidaire a remplacé la CMU-C tout en s’étendant aux bénéficiaires de l’Aide au paiement d’un complémentaire santé (ACS). Retour sur la première année d’existence d’un dispositif unifié, plus simple, plus large et plus protecteur, qui concerne plus de 10 millions de personnes.

Malgré l’épidémie à Covid-19 et le confinement de la population qui ont marqué le premier semestre, on dénombrait au 30 juin près de 7,7 millions de bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et de l’ACS pour le régime général (hors régime agricole, régimes spéciaux ou mutuelles gérant le régime obligatoire), contre 7,1 millions de bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS (tous régimes confondus) au 30 juin 2019. En comparaison avec l’augmentation moyenne annuelle constatée depuis plusieurs années de 4 % des effectifs de la CMU-C et de l’ACS (tous régimes confondus), l’augmentation de 8,4 % des effectifs de la complémentaire santé solidaire avec et sans participation pour le régime général (hors effectifs du régime agricole, des régimes spéciaux ou mutuels gérant le régime obligatoire) traduit bien la dynamique positive insufflée par la réforme depuis son lancement.

 

Les nouveaux bénéficiaires du régime général participent pleinement à cette dynamique, puisqu’on dénombrait en juin dernier 389 400 primodemandeurs de la complémentaire santé (soit 5 % du nombre total de bénéficiaires). On constate par ailleurs qu’entre 20 et 40 ans, le pourcentage de femmes bénéficiaires du dispositif est plus élevé que la proportion des femmes dans l’ensemble de la population.  Ce constat associé à la part importante d’enfants parmi les bénéficiaires constitue un marqueur fort du risque de précarité pour les femmes seules avec enfants.

 

En 2019, avant la mise en œuvre de la complémentaire santé solidaire, près d’un Français sur 20 ne disposait pas d’un complémentaire santé. Pourtant, environ la moitié de ces 3 millions de personnes était éligible à la CMU-C ou à l’ACS. Pas assez bien informées ou découragées par la complexité des démarches, elles n’en avaient pas fait la demande. La Complémentaire santé solidaire ambitionne de lutter contre ce non-recours aux droits et aux soins, en proposant un service plus lisible et surtout plus simple d’accès s’agissant des démarches à accomplir. Au bout d’une année de fonctionnement, et malgré un contexte sanitaire peu favorable à l’information et aux démarches des personnes concernées, les premiers résultats sont encourageants et témoignent d’une dynamique positive.