Conciliation des temps de vie : les employeurs prêts à dispenser de l’aide à la réussite scolaire

Pour les aider à mieux concilier leurs vies professionnelle et privée, les salariés apprécieraient de leur entreprise une aide à la réussite scolaire de leurs enfants. Les entreprises n’éludent pas cette attente, les pionnières mettent en place des dispositifs d’accompagnement, plusieurs autres envisagent de le faire, nous apprend le Baromètre de l’Observatoire de la parentalité en entreprise, publié ce 24 novembre.

L’observatoire de la parentalité en entreprise (OPE) est formel : l’aide à la réussite scolaire est une des attentes les plus fortes des salariés vis-à-vis de leur employeur. En partenariat avec Editis et l’opérateur de crèches d’entreprises et de collectivités Babilou, il a enquêté auprès des entreprises signataires de la Charte de la parentalité en entreprise et des 15 engagements pour l’équilibre des temps de vie. Résultat : six entreprises sur dix estiment de cet accompagnement est un sujet important. Même si elles ont « le sentiment de ne pas prendre assez en compte les besoins de leurs salariés-parents en matière d’accompagnement scolaire ». Pour aider les salariés-parents, les entreprises engagées dans une politique de soutien à la parentalité et d’équilibre des temps de vie ont mis en place des actions pour adapter l’organisation du travail et sensibiliser les managers.  Quelques pionnières proposent de l’aide aux devoirs et aux révisions à distance ou en présentiel, un intranet parentalité, voire du coaching parental.  Les expériences sont concluantes, les employeurs concernés envisagent de développer leur offre.

 

 A court ou moyen terme, une entreprise sur cinq prévoit de mettre en place ce genre d’action. C’est un enjeu social, mais aussi économique.  La majorité des 12 millions d’enfants scolarisés a des parents qui travaillent. « Passé le cap de la petite enfance, les salariés parents entrent dans une étape de leur vie qui va les mobiliser pendant une quinzaine d’années, au cours de  laquelle ils vont accompagner leurs enfants dans leurs apprentissages », explique l’OPE.