Condamnation unanime, de la CFTC à l’Unsa, après la dégradation du siège de la CFDT

Une centaine de personnes ont dégradé la façade du siège de la CFDT dans l’est de Paris. Ce nouvel acte violent intervient alors que la confédération avait déjà alerté sur la multiplication des agressions contre ses adhérents et ses locaux en région.

 

Des vitres été brisées, des inscriptions injurieuses taguées sur la façade. Un cran supplémentaire a été franchi dans la nuit du 23 juin, dans le déchaînement de violence à l’encontre de la CFDT. Le 23 juin, celle-ci avait alerté : « Après les injures de nos militants, dans les entreprises et sur les réseaux sociaux, des dégradations de plusieurs locaux de la CFDT ont eu lieu sur tout le territoire et un drapeau de la CFDT a été brûlé lors de la dernière manifestation parisienne ». La confédération avait appelé  «à  la responsabilité, au respect et à l’apaisement ». Son message n’a visiblement pas été entendu.

 

Le gouvernement a vivement réagi. « Les actes de dégradations du siège de la CFDT sont une attaque intolérable contre la démocratie sociale », a écrit le Premier ministre, Manuel Valls, sur sa page Twitter. La ministre du Travail, Myriam El Khomri , dénonce une « atteinte intolérable ». Dans un communiqué, la CGT condamne cette attaque :  « Quelles que soient les appréciations ou opinions divergentes qui peuvent s’exprimer comme c’est le cas pour la loi travail, la CGT  ne  cessera pour autant de se battre pour que vive un réel débat démocratique. Il faut convaincre par ses idées et non contraindre par la violence » , dit-elle. De son côté, la CFTC  « exprime la plus vive indignation suite aux violences commises hier à l’encontre du siège de la CFDT à qui elle adresse aujourd’hui tout son soutien ». La CFE-CGC fait savoir que « toute atteinte à l’image d’un syndicat au motif de désaccord avec ses positions est un attentat contre la liberté. La liberté fondamentale d’exprimer et de défendre une position qui est le cœur de la liberté syndicale ».  Pour sa part, l’Unsa met en garde contre « la tentation de banaliser des actes qui commencent dangereusement à s’accumuler. Les violences destructrices, vis-à-vis des personnes comme des biens, celles exercées contre les forces de l’ordre républicaines, les attaques ad hominem où le respect de la vie privée est foulé aux pieds et où on ne s’en prend plus aux fonctions ou aux politiques, mais aux personnes et à leur famille, les dégradations de locaux de parlementaires de la république, de partis politiques démocratiques ou de syndicats sont inadmissibles », insiste l’organisation