Bien-être au travail : les fonctionnaires aiment leur job, malgré des conditions minimalistes

Le réseau social Étoile, spécifiquement dédié aux acteurs publics, lancé en 2017 par les Éditions Weka, publie ce 3 juillet les résultats d’une enquête sur les conditions de travail, menée du 5 au 12 avril , auprès d’un échantillon de 634 fonctionnaires. C’est riche d’enseignements, à l’heure du plan CAP 2022 lancé par le gouvernement.

Trois conclusions ressortent de cette étude. Primo : majoritairement, les agents aiment leur métier, à 81 % pour la fonction publique d’État, contre 83 % dans la Territoriale, et un peu en retrait 69 % au sein des établissements hospitaliers.   À la question « Vous sentez-vous utile au quotidien ? », 85 % des agents hospitaliers répondent par l’affirmative. Les ratios sont de u 78 % et 73 % respectivement, pour les agents territoriaux et pour leurs homologues au service de l’État.

 

Secundo, les conditions de travail restent insatisfaisantes. Lorsque les agents sont interrogés sur ce thème seul, 9 % d’entre eux trouvent la situation « bonne ».    45 % jugent la situation « moyenne », 30 % disent vivre des conditions de travail correctes sans plus, et 16 % estiment les leurs carrément « mauvaises » .  Sont en cause : l’insuffisance des moyens, la charge de travail trop importante , les délais serrés . Et si les rapports avec les collègues sont jugés sympathiques par quatre prospects sur cinq, les réunions chronophages, les schémas hiérarchiques trop verticaux concentrent de nombreuses critiques : 75 % de sondés estiment ne pas être entendus par leur hiérarchie, et 10 % ne bénéficient pas de l’autonomie qu’ils souhaitent.

 

Tertio, les fonctionnaires sont réceptifs aux nouvelles technologies. À l’aise avec les outils digitaux (de 90 % pour les 25-34 ans à 74 % pour les 55 ans et plus), les agents sont plutôt favorables à une modernisation de la fonction publique (45 % d’accord, 22 % tout à fait d’accord), et de ses méthodes de travail. Ce phénomène s’accentue parmi les tranches d’âge les plus jeunes :  75 % des 25-34 ans et 66 % des 35-55 ans estiment qu’une modernisation de la fonction publique est nécessaire.