Congé de paternité de 25 jours : les agriculteurs aussi vont en bénéficier

À l’instar des salariés, le congé de paternité des agriculteurs, actuellement de 11 jours, sera porté à 25 jours dès le 1er juillet prochain. Et à 32 jours en cas de naissance multiple. Une période de 7 jours doit être prise obligatoirement à la naissance de l’enfant. Le reste du congé (18 ou 25 jours) peut être pris immédiatement à la suite des 7 jours obligatoires ou de manière fractionnée, en deux périodes de 5 jours chacune (plus dans certains cas), dans les six mois suivants la naissance.

 

Ces nouvelles dispositions s’appliquent aux naissances qui interviennent à partir du 1er juillet 2021 et à celles qui étaient prévues à partir de cette date. Durant leur congé de paternité, les agriculteurs cessent toute activité sur leur exploitation et, pour assurer la continuité de celle-ci, sont remplacés dans leurs travaux par le service de remplacement. Le remplacement est financé intégralement (hors prélèvements sociaux) par une allocation versée par la MSA.

 

Chaque année, 3000 agriculteurs font appel aux services de remplacement dans le cadre de leur congé de paternité. Cet allongement du congé de paternité est une des propositions issues du rapport « Les 1000 premiers jours, là où tout commence » rendu en septembre 2020 par la commission des 1000 premiers jours et composée de 18 experts. Pour ceux-ci, « le congé de paternité renforce la relation père-enfant. Un congé réservé au père de quelques semaines seulement entraine déjà une plus grande participation du père aux soins et à l’éveil de son enfant.. Une autre étude récente a montré que l’implication du père dansl’éducation et les activités de leur petit enfant, ainsi que sa sensibilité pendant l’interaction au moment du jeu, sont déterminées par des facteurs tels que le nombre réduit d’heures passées au travail au profit de plus de disponibilités auprès de l’enfant. »