Congé de paternité : l’association SOS Préma insiste auprès de Matignon

L’association fondée par Charlotte Bouvard (photo) guette tout signe de Matignon pouvant indiquer que le Premier ministre tient compte de la recommandation figurant dans le rapport que l’Igas lui a remis le 12 septembre dernier, concernant l’allongement du congé paternité en cas de naissance prématurée et d’hospitalisation du nouveau-né.

C’est une mesure que l’association revendique depuis plusieurs années. Elle concerne chaque année plus de 60.000 nouveau-nés, hospitalisés à la naissance. Dans la grande majorité des cas, cette période est bien maîtrisée. Néanmoins, insiste l’association, « la prématurité est un accident de vie qui peut entraîner, en cascade d’autres difficultés : séquelles pour l’enfant, dépressions parentales, précarité, divorces, pertes d’emplois. »

 

La présence des deux parents pendant l’hospitalisation du bébé améliorerait le développement moteur, cognitif, sensoriel et affectif de l’enfant. Dégager le père de ses obligations professionnelles devrait être une évidence et lui permettrait d’accompagner l’enfant et  de soutenir la famille. Les mères bénéficient d’un allongement du congé de maternité en cas d’accouchement prématuré, depuis 2006. Une proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale en mars dernier préconise d’allonger le congé de paternité à hauteur de la durée d’hospitalisation du nouveau-né. Près de 60 députés l’ont cosignée. Si le gouvernement retient la recommandation de l’Igas, elle pourrait être glissée dans le projet de financement de la sécurité sociale (PLFSS) 2019.