Construction automobile : les métallos CFDT rêvent d’une reprise d’activité sécurisée et coordonnée

En Allemagne, la filière automobile prépare en bloc l’après-pandémie.  Les patrons de Volkswagen, BMW et Daimler étaient réunis sur ce thème le 1er avril mercredi par la chancelière Angela Merkel. En France, chaque constructeur y va de sa petite recette. Renault a obtenu un accord sur la reprise, PSA en a négocié, Toyota Motor Manufacturing  mène sa barque en solo. La métallurgie CFDT (FGMM CFDT) dit stop. 

 

Elle demande donc que les redémarrages des activités de la filière automobile soient coordonnés au niveau national « afin de permettre une reprise dans des conditions sanitaires strictes et assimilées pour tous les salariés », notamment ceux des sous-traitants appelés à reprendre le collier en amont de l’assemblage.

 

La CFDT reconnaît que « les tensions sur les approvisionnements en matériels de protection sont réelles et les besoins prioritaires pour les professions de santé et les activités essentielles sont toujours d’actualité ». Mais réclame néanmoins la sécurité sur le lieu de travail pour les employés de l’automobile.

 

« Le temps est à la solidarité entre les acteurs de la filière, mais aussi avec l’ensemble de la population quand bien même cela obligerait à décaler les projets de redémarrage des constructeurs et équipementiers de premier rang pour permettre aux sous-traitants de relancer leurs activités après le pic de l’épidémie », conclut le syndicat. Les organisations professionnelles, notamment le Comité des constructeurs français d’automobiles (CFFA) et la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV) n’ont pas encore réagi.