Contre le chômage, François Rebsamen scrute des expériences européennes

En ouverture de la Biennale du think tank Lasaire ce 27 novembre, sur le thème « Europe, Travail, Emploi », le ministre du Travail, François Rebsamen, a dévoilé quelques-unes des pistes qui intéressent son administration, et dont il espère que le gouvernement pourrait s’inspirer pour lutter contre le chômage.

Parmi ce qu’il a appelé « de bonnes idées dont ils il faut se parler, à tous les niveaux : gouvernements, syndicats, patronats », figure le job rotation qui existe au Danemark depuis 1996. Un système qui consiste à lier un congé de formation d’un salarié en poste à l’embauche temporaire d’un chômeur, préalablement formé, pour tenir le poste vacant.
Le ministre a aussi lorgné vers les fondations du travail qui font leurs preuves en Autriche. Ce sont des cellules de reclassement sophistiquées, pérennes, qui amortissent considérablement les effets des restructurations.

Autre piste, suédoise celle-là : les conventions de transition de carrière pour aider les actifs en cas de licenciement, en particulier les seniors et les personnes les moins qualifiées. Elles prévoient l’établissement de « conseils de sécurité de l’emploi » bipartites ou la création d’agences de transition au niveau des branches.

Enfin, la Finlande a été évoquée pour ses comités de flexisécurité destinées à identifier les besoins d’évolutions du système et les outils nécessaires pour développer l’employabilité des actifs.

 

Réuni jusqu’à demain (28 novembre) à Paris, sous la houlette de Roger Briesch, son délégué Europe, Lasaire a été créé en 1989 par Pierre Héritier, ancien responsable national de la CFDT et Henri Moulard, ancien PDG de la Lyonnaise de Banque. Il se défibnit comme « un lieu de réflexion et d’échanges pluraliste et européen ». Il est présidé par Jean-Cyril Spinetta, Président d’honneur d’Air-France-KLMl) et Joël Decaillon, ancien secrétaire général adjoint de la Confédération Européenne des Syndicats.