Cordonnier mal chaussé, le Bureau international du travail secoué par une grève de son personnel

Le siège du Bureau international du travail (BIT) à Genève, ainsi que plusieurs antennes régionales de l’organisation sont perturbées depuis hier le 22 mars, par une grève. Loin de se calmer, le mouvement est rejoint par des employés directs des Nations Unies, au grand dam du DG, Guy Ryder,  ancien syndicaliste britannique chevronné, nommé en 2012 et reconduit pour un second mandat qu’il a entamé en 2017 (photo) .

 

Motif : une baisse des salaires, de l’ordre de 5,2 %, décidée par le conseil d’administration, quel que soit le niveau de rémunération, du simple fonctionnaire international jusqu’au DG. Les contestataires invoquent aussi l’inexistence d’un mécanisme de négociation collective au sein des Nations Unies. Ils ne représentent pas précisément la classe ouvrière, mais ils ont le soutien de la CGT.