Coup de frein sur les salaires, sauf dans quelques secteurs privilégiés

Globalement, les salariés maintiennent leur pouvoir d’achat. Ils l’améliorent même très légèrement, de 0,7 % inflation déduite. C’est la Dares qui le dit dans une note qui vient de paraître, mais s’appuie sur les éléments de 2013. La progression des rémunérations qui était de 1,6 % précédemment ralentit très nettement. Sauf dans les activités de la cokéfaction-raffinage, le secteur de la finance et des assurances, ainsi que les transports et la logistique. Le salaire moyen dans le secteur privé, net de prélèvement, s’établit à 2202 € mensuels pour un temps plein (2912 € brut).

 

Plus l’entreprise est grande, plus les salaires nets moyens sont élevés et plus la dispersion des salaires est importante. Par secteur d’activité ou par branche professionnelle, l’éventail des salaires également est d’autant plus ouvert que les salaires nets moyens sont élevés.

 

Oubliez les discours sur les bienfaits de la mobilité. La Dares nous apprend que «les salariés restés sur le même poste de travail en 2012 et 2013 (83 % des effectifs) bénéficient de rémunérations supérieures à la moyenne (2,9 % de plus), tandis que les salariés changeant de poste d’une année sur l’autre (moins de 10 %) perçoivent des rémunérations nettes inférieures de 11 %. Toutefois, les deux catégories voient leurs rétributions ralentir.

 

Au hit-parade des branches d’activité, la cokéfaction-raffinage reste le secteur le plus rémunérateur, suivi de la production et de la distribution d’électricité. L’industrie pharmaceutique et la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques se situent juste derrière. Le salaire net moyen en équivalent temps plein y dépasse 3 000 €. En revanche, les industries agroalimentaires ainsi que les industries du textile, de l’habillement, du cuir et de la chaussure sont les secteurs les moins généreux, gratifiant leurs salariés d’une rétribution mensuelle moyenne inférieure à 2000 € pour temps plein.