Coups de fil et surf privés au bureau : entre tolérance et sanction

Les entreprises tolèrent que les salariés consacrent une partie de leur temps de travail à régler des affaires personnelles. Dans une certaine limite toutefois : entre 16 et 30 minutes par jour.

 

Le cabinet de conseil en ressources humaines Robert Half a interrogé une centaine de directeurs de systèmes d’information sur les écarts d’utilisation des outils informatiques qu’ils sont prêts à tolérer (achats en ligne, surf à vocation de loisirs, correspondance électronique privée, etc.). Les durées les plus fréquemment citées oscillent entre 16 et 30 minutes par jour. Cela peut paraître minime, mais représente tout de même 60 heures par an, soit environ une semaine et demie de travail.

 

Si les abus défraient périodiquement la chronique, il n’existe pas de borne légale en la matière. « Prendre sur son temps professionnel pour régler des questions personnelles relève davantage d’une tolérance que d’une disposition contractuelle. Les réponses à l’enquête démontrent une certaine latitude. Cela dit, salariés comme managers ont tout intérêt à trouver un juste milieu entre le refus et l’abus » estime Fabrice Coudray, director de Robert Half Technologie. « Si les salariés sont amenés à empiéter sur leur vie personnelle pour leur entreprise, cette dernière doit, à son tour faire preuve de souplesse. Avec l’arrivée de la génération Y notamment, l’acceptation d’un usage personnel des technologies au travail s’inscrit dans un bon équilibre vie professionnelle et vie privée. Toutefois, les conditions de cet usage en termes de sécurité et d’efficacité professionnelle doivent être clairement posées par l’employeur»