Création d’emplois : ralentissement dans les activités de services

Selon le Baromètre des services que publie le Groupement des professions de services (GPS) alliant les prestations aux entreprises, la banque et l’assurance, les services aux personnes – y compris l’hôtellerie, la restauration et le tourisme- ainsi que les services aux collectivités, l’emploi dans le secteur progresse, mais à un rythme moindre.

Pas de panique, la création d’emplois dans les services reste soutenue. Toutefois, elle ralentit depuis fin 2016, rassure le Baromètre du GPS .  Au premier trimestre 2018, le taux de croissance de l’emploi dans les services devrait se limiter à 0,49 % en léger recul par rapport au 4e trimestre 2017. Sur l’ensemble de l’année dernière, le taux de croissance de l’emploi a été de 2,7 %, soit un rythme plus dynamique que celui de l’Allemagne et du Royaume-Uni , faisant jeu égal avec celui de l’Espagne.

 

Le business se porte bien, mais le handicap semble être le coût du travail. En 2015, pour créer un euro de valeur ajoutée, les entreprises françaises de services investissent 76 centimes dans les dépenses de personne. C’est le ratio le plus élevé en Europe. Les charges sont de 66 centimes en Espagne, de 63 centimes en Allemagne , voire 51 centimes au Royaume-Uni, numéro un européen dans ces activités. « Il ne faut jamais oublier que le poids de la masse salariale dans la valeur ajoutée des services varie de 50 % à 80 %, ce qui rend ces entreprises très sensibles à toute augmentation du coût du travail », souligne Christian Nibourel, président du GPS, patron d’Accenture France et Benelux (photo).

 

Les services sont à l’origine de près de 85 % des créations nettes d’emplois du secteur marchand en France en 2017 avec 216 000 créations contre 254 000 au niveau national.