Crise : attentifs, les représentants des salariés aimeraient proposer des solutions alternatives

Les représentants du personnel s’attendent à des bouleversements liés à la crise du covid-19 dans leur entreprise, mais un sur deux n’a aucune visibilité sur l’avenir économique. Plus de 60 % d’entre eux estiment que les projets d’investissements ou de R et D peuvent être remis en cause par les conséquences de la pandémie. Ils sont 25 % à anticiper une réduction d’emplois.Ce sont les principaux enseignements de l’enquête que le cabinet Syndex, spécialisé dans l’accompagnement des instances représentatives du personnel (IRP) a menée auprès d’un échantillon représentatif de 2081 répondants, membres de ces structures, entre le 5 et le 29 mai.

 

Selon les résultats publiés le 11 juin, au-delà de leur propre employeur, les membres des instances se préoccupent de l’évolution de la branche ou du secteur d’activité, notamment sur les conséquences possibles sur l’emploi et les éléments du contrat de travail.  Les intéressés aimeraient pouvoir apprécier les marges de manœuvre de leur entreprise dans le contexte actuel, comprendre la situation économique et financière afin de faire des propositions alternatives à la direction.

 

Olivier Laviolette (photo), membre du comité de direction de Syndex, résume : « il y a un fort besoin d’expression des représentants des salariés dans ce contexte de crise sanitaire. L’enseignement le plus notable est la détermination des représentants des salariés à proposer des alternatives à la direction. »