Crise sanitaire : au four et au moulin, les professionnels des ressources humaines ont le moral en berne

Depuis le début du confinement, les RH sont au cœur de la gestion de la crise dans leurs entreprises. Fermeture, activité partielle, gestion des congés payés, télétravail, mise en place immédiate des nouvelles réglementations. Les RH, excessivement sollicités, ont le moral en berne, nous apprend un sondage express des Éditions Tissot, réalisé début avril.

 

Présents sur tous les fronts, 78 % des RH déclarent être davantage sollicités par les salariés, tandis que 88 % le sont davantage de la part de la direction. Sachant que 94 % des entreprises se déclarent impactées par les adaptations urgentes qu’impose l’épidémie. Parmi elles, 45 % ont opté pour le télétravail, 39 % ont mis en place une activité partielle et 10 % ont imposé des congés payés.

 

Avant même que la crise ne débute, une large majorité se déclarait épuisée (80 %), frustrée (71 %) et même isolée (67 %). Ce sentiment s’accentue. En avril, 90 % des professionnels de la fonction se sentent épuisés (+ 10 points par rapport à février 2020) 77 % s’estiment frustrés (+ 6 points par rapport à février 2020) et 82 % sont isolés (+ 15 points par rapport à février 2020).

 

Même si 98 % des RH se sentent utiles, la motivation baisse (- 8 points par rapport à février). Le sentiment récurrent d’être noyés sous les contraintes administratives s’intensifie. 73 % des personnes interrogées consacrent au moins la moitié de leur temps de travail à des tâches administratives au détriment de leur principale motivation : la gestion de l’humain.

 

Dans ce contexte, les évolutions réglementaires s’accélèrent. Elles sont même changeantes, dans certains cas. Résultat : 71 % des prospects déclarent avoir des difficultés à les suivre. Ils n’étaient que 42 % à déplorer cette instabilité, en février 2020.

 

Le sondage s’intéresse aussi aux priorités des responsables et directeurs RH. La première reste la gestion de la paie et la disponibilité des outils (+ 2 points par rapport à février 2020). Suivent la gestion des absences et l’évolution du droit du travail.