Crise sanitaire : employeurs et syndicats de la bijouterie horlogerie s’accordent sur le temps de travail.

Les partenaires sociaux de la branche horlogerie-bijouterie ont conclu ce 9 avril un accord lié à la crise sanitaire. Signé par la CGT, FO, la CFE-CGC et sans doute la CFDT, pour une durée limitée au 31 octobre prochain, il vise à encadrer les dispositions exceptionnelles applicables aux congés payés. Les parties soulignent que la négociation en entreprise au plus proche des préoccupations du terrain doit être privilégiée.

Afin d’amortir le choc de l’activité partielle, les entreprises pourront imposer la prise de ces six jours de congé payé maximum, à condition de respecter un délai de prévenance plus favorable que le dispositif prévu par les ordonnances (quatre jours au lieu d’un ). En outre, la mesure portera en premier lieu sur les congés payés acquis, avant la consommation éventuelle des congés d’ancienneté ou l’anticipation de droits. Et tout cela devra se faire dans le respect de l’égalité des genres.

 Pour compléter ce mécanisme, une négociation séparée sur le maintien de salaire dans le cadre de l’activité partielle est en cours. Les syndicats proposent système d’heures de récupération majorées. Autrement dit, une fois que l’activité sera revenue à la normale, les salariés mis au chômage partiel pour cause de crise sanitaire effectueront des « rattrapages », en étant légèrement surrémunérés. Nathalie Capart, secrétaire fédérale FO en charge de la branche (photo) explique le traitement en deux accords séparés par la complexité du dossier. La branche compte environ 16 000 salariés.