Crise sanitaire : FO réclame l’abandon des ordonnances dérogatoires

La Commission exécutive de la confédération Force Ouvrière qui était réunie le 30 mars ne conteste pas les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la sanitaire, mais elle se veut « intransigeante quant à la préservation des droits des salariés du code du travail, aux conventions collectives et aux systèmes de protection sociale collective ». Elle demande l’abandon pur et simple des ordonnances qui ouvrent la porte aux dérogations en matière de temps de travail, de travail dominical et de jours de repos.  L’instance gronde : « FO s’opposera à toutes velléités de mises en cause des droits de salariés pour l’avenir ».

 

Pour la confédération dirigée par Yves Veyrier (photo), les dérives de certains employeurs prêts à exposer les salariés sans protection adéquate justifie amplement que l’on rétablisse les CHSCT supprimés par les ordonnances travail de 2017 et remplacées par de simples commissions de CSE dont l’efficacité monte ses limites dans le contexte actuel.

 

 Dans un autre domaine, celui de l’emploi et du soutien économique aux entreprises, FO « constate des effets d’aubaine de la part d’employeurs ». Elle réclame en outre le  maintien du salaire à 100 % pour les travailleurs en activité partielle ». De même, elle souhaite que « toute procédure de licenciement soit stoppée ».

 

Concernant le versement des dividendes, FO qui a été la première organisation syndicale à soulever la question, « réaffirme » qu’il fait « interdire le versement des dividendes aux actionnaires ». Tout comme elle appelle à alourdir fiscalité sur les hauts revenus afin de financer « dans l’urgence, les besoins en termes de santé et, à moyen terme la préservation des emplois ».