Dans les coulisses du congrès de FO à Tours

Quelque 4 000 personnes, dont 3 500 délégués et 500 invités participent au 23ème° congrès de FO qui se déroule du 2 au 6 février au Parc des expositions de Rochepinard à Tours. 

 

En ouvrant les travaux, le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, en a indiqué le fil rouge : le développement syndical. Requinquée par ses résultats aux dernières élections professionnelles dans la fonction publique, l’organisation, seule des trois confédérations à avoir des résultats en hausse dans les trois fonctions publiques, hospitalière, territoriale et d’État », doit forcer le pas dans le secteur privé. Les récents succès dans quelques grandes entreprises comme Airbus dissimulent mal la soif d’audience du mouvement. Le nombre d’adhérents n’est pas communiqué par la confédération. Elle évoque le chiffre approximatif de 500 000 adhérents, en comptant les retraités. On est loin des 1,1 million de cartes revendiqués dans les années 80 et 90.

Ce n’est pas un hasard si FO, créditées de 18,28% des voix, loin derrière la CGT (30,63%) et la CFDT (29,71%) n’a jamais digéré les règles de représentativité issues de la loi du 20 août 2008 qu’elle attaque devant de nombreuses juridictions : Cour de cassation, Conseil constitutionnel, Organisation internationale du travail, etc. Le 31 janvier dernier, l’un des recours, introduit devant la Cour administrative d’appel de Paris s’est soldé par un échec.

Dans la bouche de Jean-Claude Mailly, le développement est aussi synonyme d’indépendance financière. L’organisation disposait en 2013, d’un budget de 25,7 dont 11,8 M€ de ressources propres. En réalité, les cotisations représentent un peu plus de 8 M€. Un groupe de travail planche actuellement sur l’optimisation des contributions des adhérents. Ses travaux se poursuivront après le congrès de Tours. « Grâce à une gestion prudente des finances confédérales, nous avons été en mesure de faire face à nos charges administratives qui sont stables », se félicite l’état-major. 

Hormis l’examen du rapport d’activité de l’équipe sortante et la discussion des résolutions, ce 23ème congrès sera sans surprise. Seul candidat à sa propre succession, Jean-Claude Mailly sera réélu le lendemain du congrès. La composition du futur bureau confédéral est déjà arrêtée, 13 postulants briguent 13 postes. Si deux nouvelles têtes apparaissent, c’est parce qu’il y a autant de départs à la retraite. Rose Boutaric, trésorière et Jean-Marc Bilquez qui suit l’assurance maladie s’en vont. L’une est remplacée par Patrick Privat, l’autre par Jocelyne Marmande.