Défaut de consultation : Engie traîné en justice par cinq syndicats

Cinq organisations syndicales d’Engie assignent la direction en justice pour l’obliger à présenter au comité d’établissement les tenants et les aboutissants d’une politique de délocalisation qualifiée d’expérimentale.

Selon les plaignants, à fin décembre 2017, le groupe aura délocalisé près de 1200 emplois en lien avec la clientèle des particuliers vers des pays à très bas coûts comme le Sénégal ou le Cameroun, après le Maroc, le Portugal et l’île Maurice.  Le tout sans consultation des instances représentatives du personnel, puisque, dixit l’employeur, il s’agit « d’expérimentation s »

 

Après une grève fin septembre, les représentants du personnel saisissent la justice pour obtenir la présentation au comité d’établissement, des données économiques et sociales relatives à ces opérations. Ils invoquent les  engagements en matière de dialogue social inscrits dans l’accord social européen, signé en avril 2016. Ce texte garantit l’employabilité, la stabilité et l’amélioration des conditions sociales de tous les salariés et réaffirme, dans toutes les entités du groupe Engie, un attachement au dialogue social comme composante essentielle du développement et de la performance durable du groupe. Les salariés demandent au directeur de la relation clientèle , Hervé Matthieu Ricour (photo)  de respecter ces engagements.