Démissionnaires ou licenciés, les anciens salariés des banques se repositionnent vite et bien

Oasys Consultants spécialisé dans l’accompagnement des transitions de carrière (bilans, coaching, outplacement,…) s’est penché sur le repositionnement des salariés issus du secteur bancaire. La practice banque du cabinet qui a accompagné plus de 1 000 personnes de ce secteur en transformation dans leur nouveau projet professionnel après un départ subi ou volontaire de leur entreprise, fait un état des lieux .

Parmi les répondants à l’enquête, 60 % des personnes interrogées sont à nouveau salariées, 26 % ont créé leur entreprise et les autres en cours de formation ou en retraite. Parmi les salariés, 70 % sont restés dans le même secteur, et très majoritairement dans des fonctions similaires. 54 % ont rejoint une entreprise de taille égale ou supérieure à leur entreprise précédente. Preuve de réactivité et d’employabilité, quatre sur cinq ont retrouvé un nouveau poste, ou mis en œuvre un projet professionnel, dans les 12 mois suivant le début de leur accompagnement, dont plus de 40 % dans les 6 premiers mois. Échaudés, une partie des intéressés (40 %) n’ont plus foi en l’avenir du secteur bancaire, même si les deux tiers de l’effectif se disent « satisfaits » de leur situation actuelle, sauf en matière de rémunération.

 

Les anciens salariés des banques sont plus enclins que la moyenne à créer leur entreprise en cas de repositionnement professionnel : 26 % contre 12 %. La plupart de ces entrepreneurs ont créé leur boîte rapidement : 40 % l’ont fait en moins de six mois, alors que, tous secteurs confondus, la durée de maturation atteint un an. Dans 70 % des cas, l’activité créée est dans la continuité d’un métier financier : service ou conseil financiers aux particuliers (46 %) ou aux entreprises (24 %). Plus de la moitié des ex-banquiers et néo-entrepreneurs ont vu leur niveau de vie baisser, mais ils font preuve d’optimisme . Pour preuve, 83 % du panel se déclarent confiants pour l’avenir.

 

Une fois le deuil du job précédent passé, la majorité des intéressés dit avoir tiré de cette période une meilleure connaissance d’eux-mêmes et de leurs ressources. Ils n’éludent pas pour autant les difficultés rencontrées : délais de réponse des recruteurs, gestion du temps, regard des autres, etc.

 

 « Ces résultats montrent une vraie solidité des candidats que nous avons accompagnés, commente Jean-Philippe Di Mascio, directeur au sein de la practice banque d’OasYs Consultants (photo). Dans un secteur qui va continuer à se restructurer , il nous semble très positif de voir comment ils ont su mettre à profit cette période de transition professionnelle».