Départs volontaires chez SFR : la CFDT et l’Unsa signataires d’un accord dit « New deal »

La CFDT et l’Unsa signent un accord de méthode qualifié de new deal, bordant la suppression annoncée de 5000 emplois sur environ 15 000. Un moindre mal, assorti de solides garanties, veulent croire les deux organisations

Le syndicat prend la précaution d’indiquer qu’il « ne cautionne ni le volume ni les choix de suppressions de postes qui seront faits d’autant que les orientations stratégiques et sociales de l’entreprise ne sont pas connues ».Mais il accepte de négocier la violente restructuration, exclusivement sur la base de départs volontaires, en deux vagues. La première débutera d’ici à fin 2016 et ne concernera que les activités de distribution. La seconde courra du 1er juillet 2017 au 30 juin 2019 et impactera tout le groupe. Entre temps, SFR aura présenté « des orientations stratégiques et leurs conséquences sur l’emploi », tout en mettant en œuvre un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) dès le 1er janvier 2017.

 

Pour la CFDT, ce « new deal » garantit qu’il ne pourra pas y avoir de départs autres que volontaires jusqu’à mi-2019 et que les partants bénéficieront d’indemnités et de mesures d’accompagnement avantageuses. Le barème de deux mois et demi par année d’ancienneté a été évoqué. L’opérateur de téléphonie promet le maintien d’un maillage territorial conséquent et la faculté pour chaque salarié de conserver un emploi correspondant à ses qualifications dans sa région.

 

À l’issue de ces coupes claires, le pôle Télécom  de SFR comptera 10 000 salariés jusqu’à mi-2019, au lieu de 9000 initialement prévus. D’autres dispositions de cet accord concernent les statuts sociaux au sein du groupe. Encore disparates, ils commenceront à être harmonisés au plus tard au cours du premier trimestre 2017. Une commission de suivi des effectifs sera mise en place afin de s’assurer du respect des engagements pris.

 

Pour la CGT,  »dans les faits, ce sont bien des départs forcés qui auront lieu et non des soi-disant départs volontaires comme voudrait le faire croire la direction de SFR pour mieux faire avaler la pilule à l’opinion publique» Cette stratégie, considère le syndicat, menace également près de 3 000 emplois chez les prestataires tels qu’Arvato, ou Sitel. Sa conclusion : il doit y avoir un avenir pour tous les salariés en place au sein de SFR.