Deux salariés sur trois favorables au télétravail, seul un employeur sur six le propose

Le télétravail a la cote auprès des salariés français. Deux tiers sur trois sont favorables à l’exercice de l’activité professionnelle en dehors des locaux de l’entreprise, selon une étude que publie Randstad Award.

C’est le télétravail occasionnel à domicile qui séduit le plus : 35 % des 1 148 employés âgés de 18 à 65 ans interrogés en ligne par l’institut d’études indépendant ICMA Group l’apprécient ou y aspirent. Dans le panel, 17 % des personnes souhaitent télétravailler un nombre de jours fixes par semaine,  en moyenne 2 jours et demi par semaine. Mais 12 % d’accros sont prêts à œuvrer à distance tous les jours ouvrables. « Les salariés expriment clairement un intérêt croissant pour leur qualité de vie au travail, et l’équilibre des temps de vie. La jeune génération, plus que tout autre, aspire à concilier sphères professionnelle et privée », commente François Béharel, Président du groupe Randstad France.

 

Tout le monde n’a pas la chance d’officier dans une entreprise qui laisse cette possibilité. Malgré une demande élevée, les employeurs semblent assez peu réceptifs aux aspirations de leurs salariés concernant le télétravail. Seulement 16 % des salariés déclarent que leur employeur leur propose d’avoir recours au télétravail.

 

Ce faible score s’explique notamment par la crainte des employeurs et managers de perdre le contrôle sur l’activité de leur salarié. Il s’explique également par les contraintes réglementaires et juridiques : consultation des partenaires sociaux, négociation d’un accord, signatures des avenants au contrat de travail, équipements informatiques spécifiques, etc. Se posent également les questions de l’amplitude des horaires de travail et du droit à la déconnexion. En outre, toutes les professions ne peuvent en profiter. C’est le cas dans la construction ou l’industrie où bon nombre de jobs nécessitent une présence physique obligatoire.