Digitalisation de l’environnement de travail : les DRH restent au second plan

Mitel, spécialiste de la communications d’entreprise, en partenariat avec Orange Business Services,  publie une étude intitulée Les DSI et la Digital Workplace. Réalisée par  Opinion Way, elle indique que les directeurs des systèmes d’information ont pris le contrôle de la transformation. Les DRH restent au second plan.

Traditionnellement les réflexions sur l’environnement et la qualité de vie au travail relèvent du périmètre des ressources humaines. Ce n’est pas le cas en matière de transformation digitale. L’étude menée par Mitel en partenariat avec Orange Business Services auprès de 300 DSI sur la numérisation des entreprises françaises est catégorique. La DRH est davantage vue comme un acteur de second plan doté d’un rôle consultatif et d’ambassadeur du projet, tandis que la DSI se révèle être le moteur principal du déploiement de « la  digital workplace » , dans 97 % des cas, devant la direction générale (95 %). Dans 84 % des situations, ce sont les collaborateurs eux-mêmes qui impulsent le mouvement.

 

L’enquête souligne aussi le retard français. À peine une entreprise sur deux (49 %) déploie une « digital workplace » et une sur trois n’envisage pas encore de le faire. Il apparaît également qu’il n’y a pas une seule et même définition de la transformation digitale. La notion recouvre de multiples facettes, variables selon les besoins et attentes internes. Ainsi, elle se définit à la fois comme un bureau mobile et un monde d’applications (75 %), mais également comme un portail d’entreprise doté d’un intranet collaboratif (75 %). Une application de communication unique (messagerie instantanée, vidéo, système de partage des documents) offrant un accès centralisé à toutes les applications métier complète cette définition pour 74 % des répondants.

 

Parmi les bénéfices attendus, le gain en efficacité et en temps est cité par 79 % des collaborateurs. Viennent ensuite le fait de disposer d’outils plus modernes (73 %) et le travail à distance où que l’on soit (64 %). Du côté des directions générales, les attentes prioritaires sont : abattre les cloisons en facilitant le partage de l’information (71 %) et permettre une meilleure collaboration entre des équipes dispersées (69 %).

 

 

 

Mais encore faut-il rallier en interne l’ensemble des parties prenantes si les entreprises veulent que leur projet de digital workplace soit couronné de succès. À ce titre, les formations apparaissent indispensables pour 78 % des DSI afin de générer l’adoption des outils. Le partage des best practices ou le coaching font également partie des solutions à mettre en œuvre afin d’éviter l’écueil de la résistance au changement et de susciter l’engagement des équipes.