Digitalisation des services publics : la France est bien placée en Europe

L’édition 2017 du baromètre Digital Gouv » de Sopra Steria, réalisé en partenariat avec Ipsos, place la France en bonne position parmi les pays européens où la transformation de l’administration est la plus avancée et plus visible par les citoyens. Le sondage est réalisé en Allemagne, en Norvège et au Royaume-Uni auprès de 4 000 citoyens âgés de 18 ans et plus.

Les Français sont favorables à la digitalisation des services publics. 70 % d’entre eux considèrent que le développement du numérique dans les relations avec l’administration est une priorité pour l’État. La même proportion estime que les services publics font jeu égal avec les entreprises privées, dans ce domaine.

 

La France arrive en deuxième position (66 %), après la Norvège qui reste le modèle du genre (75 %), mais avant le Royaume-Uni (64 %). Le jugement est moins positif en Allemagne : seuls 42 % des Allemands pensent que la transformation numérique est avancée dans leur pays.

 

En France, au Royaume-Uni et en Norvège, le développement des services numériques est non seulement quantitatif – une grande majorité des citoyens (de 83 % à 85 %) reconnaît qu’il y a de plus en plus d’outils et de services à disposition –, mais aussi qualitatif : les outils et services sont de plus en plus faciles à utiliser pour 66 % des Français et des Britanniques, et 76 % des Norvégiens. Là encore, les Allemands sont plus critiques : seuls 56 % d’entre eux pensent que les outils et services numériques sont plus nombreux, 43 % qu’ils sont de plus en plus faciles à utiliser.

 

Malgré tout, souligne le baromètre, de fortes disparités existent selon les secteurs : dans tous les pays, la fiscalité est identifiée comme un domaine d’excellence numérique. 84 % des Français interrogés jugent qu’il s’agit du domaine le plus avancé. En France, la sécurité sociale est également perçue comme un domaine très avancé par 65 % des citoyens. A l’inverse, certains secteurs restent plus en retrait, de manière plus marquée en France que dans les autres pays : c’est notamment le cas de la justice et la police (avancé pour seulement 34 % des citoyens), de l’éducation et l’enseignement supérieur (46 %), de la santé (49 %) et de l’emploi et du chômage (50 %).

 

« Les résultats montrent clairement que les citoyens sont prêts pour la transformation numérique de leurs services publics. Encore faut-il les faire évoluer rapidement, et en priorité pour répondre à leur besoin : “simplifiez-moi la vie, et prenez en compte ma situation personnelle”. C’est le message fort des Français », explique Claire Ducos, directrice du développement Sopra Steria Consulting.« La digitalisation de nombreux services de l’État est largement désirée par les Français et le gouvernement n’a pas à rougir de la situation actuelle. En revanche, il existe de grandes disparités par secteurs et c’est à un développement d’ensemble que l’État doit veiller, notamment là où il y a du retard par rapport aux attentes », souligne Brice Teinturier, directeur générale délégué France d’Ipsos.