Diplômes universitaires par la VAE : toujours plus de candidats, mais moins de lauréats

Dans la course aux diplômes de l’enseignement supérieur, le succès de la validation des acquis de l’expérience (VAE) ne se dément pas. Les postulants sont toujours aussi nombreux, constate une note du ministère de tutelle. L’an dernier, ils étaient 9% plus nombreux. Les entreprises jouent le jeu, elles financent plus de la moitié des démarches de validation.

 

La VAE universitaire cartonne. La procédure a attiré 9% de candidats supplémentaires l’an dernier , soit 9000 personnes. Parmi ces appelés, les les élus sont moins nombreux. Ils étaient un peu moins de 4 000 personnes à avoir validé tout ou partie d’un diplôme universitaire, y compris ceux du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam). Cela représente une nouvelle baisse de 7,6 % par rapport à 2014, précise la note.

 

Avec 37 % de diplômés par VAE chacun (tous jurys confondus), la licence professionnelle et le master restent les deux diplômes les plus convoités. La licence professionnelle est très largement obtenue en premier jury par validation totale (76 %). Près de la moitié des masters s’obtient en plusieurs étapes : 56 % des candidats l’obtiennent en totalité en premier jury, contre 33 % partiellement et 11 % totalement en post-premier jury. Le titre d’ingénieur est aussi très prisé. Le nombre de personnes ayant obtenu une telle reconnaissance  par VAE est passé de 137 à 186. Sur ce plan, le Cnam reste le principal certificateur. Pour l’heure le doctorat demeure.

 

Toutes filières confondues, les lauréats sont à 87 % des actifs en emploi, principalement des cadres, contre 13 % de demandeurs d’emploi et 1 % de candidats qui se trouvent en dehors du marché du travail (retraités, personnes ne souhaitant pas reprendre une activité professionnelle, etc).