Discriminations à l’embauche : après l’enquête de SOS Racisme, le gouvernement réagit

Élisabeth Borne, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, et Élisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, ont réuni ce 21 octobre les agences d’intérim franciliennes dont les pratiques de discrimination à l’embauche ont été révélées par une enquête de l’association SOS Racisme. Il était temps, le silence du gouvernement devenait assourdissant. Les ministres ont demandé aux sociétés de placement concernées de leur présenter un plan d’action pour mettre fin « sans délai à ces pratiques illégales ». Elles les réuniront à nouveau avant la fin de l’année pour faire le point.

 

Les résultats de l’opération de « testing inversé » conduit par SOS Racisme auprès d’agences franciliennes des plus grands réseaux d’intérim en France démontrent que 45 % d’entre elles acceptent de discriminer les candidats à l’embauche, à la demande de leurs clients potentiels. « Les faits révélés par l’enquête conduite par SOS Racisme sont graves. Les discriminations minent notre cohésion sociale », rappelle Élisabeth Moreno.