Diversité : BNP Paribas place la barre encore plus haut

Un nouvel accord sur la diversité, le deuxième du genre, vient d’être signé chez BNP Paribas. Il est valable trois ans.

 Les syndicats CFDT, SNB (CFE-CGC) et FO avalisent ce texte qui s’inscrit dans la continuité d’une politique amorcée depuis plus de 10 ans. Comme le précédent, le nouveau texte vise à garantir une égalité de traitement fondée sur les compétences et les performances, « quels que soient l’origine, le sexe, les mœurs, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, l’âge, la situation de famille, les caractéristiques génétiques, l’appartenance ou la non-appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation ou une race, les opinions politiques, les activités syndicales ou mutualistes, les convictions religieuses, l’apparence physique, la situation de famille, l’état de grossesse, le patronyme, le lieu de résidence, l’état de santé, la précarité sociale ou le handicap ».

 

Cette mouture intègre les dernières évolutions sociales et législatives, notamment en matière de vie familiale et parentalité. Elle prévoit également d’élargir le rôle du « référent interne à l’égalité professionnelle », rebaptisé « référent diversité ». C’est un recours pour les salariés s’estimant discriminés sur la base de l’un ou l’autre des 21 critères légaux.  Plusieurs autres volets sont inclus dans l’accord. À commencer par rémunération et les carrières. Les écarts non justifiés entre femmes et hommes devant être corrigés. La promotion professionnelle tiendra compte de nouveaux objectifs chiffrés de répartition femmes-hommes, et le groupe se fixe comme objectif de compter au moins 25 % de femmes parmi les membres des comités exécutifs et 30 % de femmes dans les senior managers d’ici à fin 2020.

 

Concernant la formation, la banque reconduit les dispositifs d’accès équitable aux stages et poursuivra la sensibilisation à l’égalité professionnelle, aux biais inconscients, ainsi qu’aux stéréotypes. Le tout dans une optique de prévention des agissements sexistes.

 

L’articulation entre activité professionnelle et responsabilités familiales est aussi prise en compte. Cela passe notamment par l’extension des autorisations d’absence pour examens médicaux obligatoires ou congé lié à la procréation médicalement assistée (PMA), dans un sens plus favorable que la loi. En outre, des actions nouvelles de « lutte contre toutes formes de discrimination liée à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre » seront engagées. En l’occurrence, les avantages existants en matière de parentalité seront accordés à tous les collaborateurs, quel que soit le genre du conjoint. À ce propos, le groupe rappelle qu’il est signataire de la charte d’engagement LGBT,  de l’Autre Cercle, qui vise à créer un environnement inclusif pour les collaborateurs.

 

Last but not least, la banque accentuera partenariats et des actions de nature à soutenir la recherche de profils issus de la diversité ou de milieux socialement moins favorisés, via des initiatives telles que Projet Banlieues ou Nos quartiers ont du talent.