Economie sociale et solidaire : les scops font monter leur petite mutuelle

La Mututelle union du commerce et des scops  (MUCS) affiche l’ambition de devenir « la mutuelle de référence pour les scops », en misant sur le développement d’un accompagnement santé en harmonie avec la solidarité entrepreneuriale des coopératives. Elle va chasser sur les terres des groupes mutualistes, acteurs majeurs de l’économie sociale et solidaire, plus puissants et bien ancrés sur ce marché.

 

Le petit Poucet qui veut jouer dans la cour des grands ne compte pour l’heure que 4 000 coopérateurs couverts, soit 8 500 bénéficiaires. En 2016, il a versé 3 M€ de prestations santé à ses adhérents ce qui représente presque 50 % des frais de santé totaux. La MUCS veut voir dans le flux des nouvelles adhésions le signe que son pari est tenable. En 2016, selon son dernier bilan, 80 nouvelles sociétés coopératives l’ont rejointe pour leurs couvertures santé et prévoyance. « Cela prouve que mutuelle répond à une attente de solidarité et de transparence », affirme le président, Jacques Landriot, ancien commercial de talent ex-PDG du groupe UP et bon connaisseur du secteur de l’économie sociale et solidaire (photo).

 

La petite mutuelle mise moins sur la baisse générale des coûts de santé que sur un accompagnement global de l’adhérent. La MUCS a dans ses tiroirs des projets relatifs au télé conseil médical, à la prise de rendez-vous médical via une plateforme, à la télé consultation, et même un mécanisme de « deuxième avis » pour les diagnostics lourds. Ces nouveaux services seraient mis en œuvre d’ici à 2018.