EDF : les syndicats à peine rassurés par la renationalisation

Les syndicats d’EDF approuvent le passage du groupe sous la coupe de l’État. Ils y voient la garantie de ressources financières, sachant que l’entreprise est lestée d’une dette supérieure à 60Md € et peine à réaliser des investissements indispensables pour son développement, voire la sécurité des installations. Néanmoins, ils s’interrogent sur les conditions de la renationalisation et sur la gestion sociale de la situation, sur fond de changement de gouvernance. Le projet de réorganisation pourrait signifier un nouveau découpage. Certaines activités sont particulièrement exposées. C’est le cas de l’hydraulique.

 

Pour la fédération CFDT Énergie (FCE), « Cette renationalisation ne règle en rien les problèmes de fond auxquels nous sommes confrontés, comme l’organisation du marché de l’électricité européen et la construction de son prix ». La CGT est encore plus dubitative. « Rien n’est dit sur le changement de statut juridique de l’entreprise EDF ». Les premières décisions, selon cette organisation, devraient consister en la sortie immédiate des biens vitaux que sont l’électricité et le gaz des marchés de l’énergie ; la transformation du statut juridique d’EDF SA en établissement public industriel et commercial doté d’une gouvernance démocratique ; l’abaissement de la TVA à 5,5 % sur la facture d’énergie ainsi que la révision de l’évolution des tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE) en fonction des coûts comptables des opérateurs publics.