EDF : vers un accord sur le forfait-jour des cadres

Les syndicats CFE-CGC et CFDT d’EDF SA qui représentent plus de la moitié des voix dans la catégorie cadres, devraient signer un d’accord qui régit le forfait-jour des cols blancs.

 

Fin septembre, face à l’opposition quasi-unanime des syndicats et de leurs adhérents, la direction d’EDF avait dû retirer un précédent projet sur le temps de travail, qui instaurait notamment un forfait-jour pour les cadres. Mais elle avait indiqué qu’elle poursuivait le dialogue avec les organisations syndicales. Cette fois, le scenario est différent . Plus question d’imposer un mécanisme uniforme à tous. Le nouveau projet est catégoriel. En outre, il prévoit la réversibilité et  le précédent dispositif des35 heures qui date de 1999 est maintenu.Autrement dit, chaque cadre pourra « choisir son aménagement du temps de travail entre les nouvelles dispositions négociées et celles de l’accord de 1999 confortées », selon Eric Lemoine (CFDT).

 

Pour ceux qui opteront pour le forfait-jour, le projet d’accord prévoit 209 jours travaillés (actuellement, les choix se font entre 196, 199 ou 202 jours, avec des compensations différentes). L’amplitude quotidienne maximum sera de 11 heures, à raison de cinq jours par semaine, une disposition défendue par la CFE-CGC. En contrepartie de cette augmentation du temps de travail, les cadres volontaires bénéficieront d’une prime équivalente à 7,5% de leur salaire, contre  3% précédemment.

 

26.000 cadres sur les 30.000 d’EDF SA sont éligibles au forfait-jour mais il faudra attendre quelque temps pour savoir combien choisiront effectivement ce dispositif. Un comité de suivi va être mis en place.