Effet d’aubaine : chômage partiel rétroactif chez Sopra Steria

Les salariés de ce groupe de services numériques (19 000 salariés en France) ont appris le 6 avril qu’ils sont en activité partielle depuis le 17 mars. Autrement dit, l’employeur fait un usage rétroactif du dispositif censé soulager les entreprises en confrontées à la brutale crise sanitaire. En outre, indique la CFDT qui dévoile l’affaire, il n’y a « aucune précision sur les personnes concernées par cette décision ». Étonnant. « L’entreprise n’étant pas fermée et les salariés n’ayant reçu aucune consigne écrite, ils ont bien évidemment continué à travailler et sont restés à la disposition de leur employeur au cours de toutes ces journées ».

 

 Le syndicat qui a réclamé, la liste nominative des salariés concernés par le chômage partiel lors de la dernière session du CSE, se heurte à un refus catégorique. Elle a saisi l’inspection du travail, inquiète « d’un tel détournement des ordonnances prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ».