Égalité : l’obligation de transparence concourt à réduire les écarts salariaux

 Une étude menée par des économistes de l’Insead, épaulés par des homologues universitaires du Danemark et des États-Unis, montre que la transparence salariale a un impact positif sur la résorption de l’écart entre les femmes et les hommes.

 Les chercheurs ont examiné les statistiques salariales des entreprises avant et après l’introduction de la loi danoise de 2006 qui oblige les entreprises de plus de 35 employés à publier un rapport annuel sur les écarts de rémunération entre les genres. Ils ont veillé à ce que cette différence dans la rémunération des hommes et des femmes ne soit pas influencée par les différences démographiques, l’expérience de travail, les tendances macroéconomiques ou la sélection dans des professions particulières.

 

Résultat : l’écart de rémunération entre les sexes avait diminué à 17,6 % au lieu de 24,6 dans les quelque 1000 entreprises danoises régies par la nouvelle législation, soit une réduction de 7 %. « Pour la première fois, nous sommes en mesure de prouver que la transparence salariale fonctionne et c’est une mesure qui peut être appliquée à l’échelle nationale et internationale. Il s’agit maintenant juste de savoir si les dirigeants politiques souhaitent réellement agir dans ce domaine », dit en substance Morten Bennedsen, professeur d’économie à l’Insead et à l’université de Copenhague (photo)..

 

La Loi sur la transparence salariale semble également avoir des conséquences indirectes. Premièrement, les entreprises assujetties ont embauché 4 % de femmes de plus dans les niveaux intermédiaires et dans l’encadrement moyen. Cela sous-entend qu’il y a un effet d’attractivité sur les candidates. Autre retombée : davantage de femmes ont été promues, dans les sociétés