Élection présidentielle : consigne ou pas consigne, le tour d’horizon

La CFTC appelle à « faire barrage » à l’extrême droite au second tour de la présidentielle, refusant de « rester muette face à un parti prônant l’exclusion ». L’organisation invoque notamment « l’exclusion sociale promise à des millions de nos compatriotes si la France s’enferme dans le protectionnisme et les politiques économiques sans visibilité, tel le retour au franc ». Toutefois, elle n’appelle pas ouvertement à voter pour Emmanuel Macron. C’est la deuxième fois que la confédération de Philippe Louis donne une consigne de vote, après en 2002, lorsque Jean-Marie le Pen a accédé au second tour de la présidentielle.

De son côté, la CFDT a appelé dès hier soir à « battre la candidate du Front national et donc à voter Macron » le 7 mai. « La CFDT s’est toujours battue contre le totalitarisme, la xénophobie et le rejet de l’autre. Le Front National n’est donc pas une option », écrit la centrale de Laurent Berger.  L’unsa a également appelé  » les salariés et les citoyens à faire barrage à Marine Le Pen et au Front National en utilisant le 7 mai prochain le bulletin Macron, seul candidat républicain en lice ». Pour elle, « l’arrivée au pouvoir d’Etat d’une candidate dont le programme, fondé sur une conception autoritaire du pouvoir, sur le nationalisme et la xénophobie, menacerait la démocratie dont le syndicalisme est une expression, fracturerait violemment le pays et l’exposerait à des conséquences sociales et économiques graves ».

La CGT a appelé mardi à  « faire barrage à l’extrême droite », insistant pour que « pas une voix » ne se porte sur sa candidate. Mais elle n’appelle pas ouvertement à voter pour Emmanuel Macron.

A l’inverse, FO ne donne aucune consigne de vote. Toutefois, elle rappelle son « rejet de tout racisme, xénophobie ou antisémitisme ». FO demande par ailleurs de mettre fin aux politiques d’austérité et de renforcer le service public. De même, la CFE-CGC se présentant  en organisation « indépendante de tout parti politique, s’abstient de toute consigne ou recommandation dans le choix souverain et confidentiel de chaque électeur. N’étant pas légitime à le faire, elle s’interroge au surplus sur l’efficacité de telles consignes ».