Élections dans les TPE : le compte à rebours a commencé

Les confédérations donnent leurs dernières consignes. « Notre organisation est la mieux placée pour défendre, dans ces petites structures, les droits des cadres, techniciens, ingénieurs et agents de maîtrise », se flatte la CFE-CGC.  De son côté, le secrétaire général de la CGT a écrit à ses adhérents : « Cette élection est un moment important. Même si c’est une élection sur sigle et pas comme nous le voulions, un scrutin sur liste ».  Du côté des cédétistes, on rêve tout haut : « Et si la CFDT devenait la première organisation syndicale de France » ? L’Unsa a joué jusqu’au bout la carte du syndicalisme utile. Elle a « a mis un un numéro de téléphone à la disposition des employés de TPE et de particuliers employeurs, “afin qu’ils puissent obtenir les informations qu’ils souhaitent”. Du côté de FO, l’état-major a été sur le pont, le secrétaire général Jean-Claude Mailly himself a mouillé la chemise.  La CFTC, elle, veut d’abord informer, mais n’omet pas de se positionner comme “un interlocuteur différent à même de concilier les contraintes de votre secteur et les attentes des salariés”.

 

Le scrutin concerne tous les salariés, quel que soit leur statut, nationalité ou secteur d’activité. Les apprentis peuvent également voter, dès 16 ans. Il s’agit de désigner les syndicats représentatifs pour les négociations de branche et au niveau national, les conseillers prud’hommes du collège salariés, les représentants de salariés dans les futures commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI) qui seront mises en place d’ici l’été 2017. Le vote par internet démarre dès 9 h le 30 décembre et se termine le 13 janvier à 19 h. Par courrier, il sera possible de s’exprimer jusqu’au 13 janvier 2017 pour la métropole et jusqu’au 20 janvier 2017 pour l’outre-mer.