Embauches : 40 000 recrutements de cadres au cours de ce dernier trimestre, pronostique l’Apec

Pour les cadres, l’année 2020 devrait se solder par 170 000 recrutements, dont 40 000 recrutements d’ici à fin décembre, pronostique l’Apec qui publie ce 15 octobre son étude sur les intentions d’embauche des entreprises.

Interrogées en septembre dernier, les entreprises se déclaraient pour la moitié dans l’incapacité d’anticiper leur niveau d’activité pour la fin d’année. A l’aune des offres publiées sur le site apec.fr, on constate un recul de 33 % entre janvier et septembre 2020 par rapport à la même période de l’année dernière. Le niveau le plus bas a été atteint en avril, en plein confinement, avec 62 % d’offres d’emploi cadres en moins par rapport à 2019.

 

La moitié des grandes entreprises envisagent d’embaucher au moins un cadre au cours de ce dernier trimestre. Les PME et TPE sont plus pessimistes. Seuls 5 % d’entre elles affichent des intentions de recrutement. Cela s’explique par la difficulté à retrouver le niveau d’activité d’avant crise, en dépit de la reprise amorcée depuis le déconfinement. En outre, le manque de visibilité d’ici la fin de l’année accentue le climat d’incertitude.

 

Sur les 40 000 embauches attendues au dernier trimestre, on retrouve dans le peloton de tête des secteurs les plus recruteurs, les services à forte « valeur ajoutée »* (17 % de ces entreprises prévoient de recruter au moins 1 cadre), suivis des entreprises industrielles (8 %), de la construction (7 %) et enfin du commerce (4 %). Les fonctions les plus demandées, restent sans surprise les profils commerciaux (31 %), recherchés pour développer et relancer l’activité des entreprises, les professionnels de l’informatique (25 %) et les fonctions étude-recherche R et D (21 %).

 

Par ailleurs, on constate que les entreprises qui souhaitent recruter craignent toujours des difficultés dans leur recherche, ce qui pourrait les fragiliser davantage : au global, 58 % d’entre elles pensent que leurs recrutements seront difficiles : « Dans ce climat d’incertitude, certaines entreprises prévoient des recrutements et anticipent des difficultés à trouver des candidats et des candidates qui correspondent à leur besoin. En effet, structurellement, des compétences restent difficiles à trouver, dans le numérique, les études R et D, etc.. Par ailleurs, la conjoncture peut également accentuer ces freins : les entreprises pourraient être confrontées à un ralentissement des mobilités avec des cadres en poste plus frileux à bouger », analyse Gilles Gateau, DG de l’Apec (photo) .