Emploi bancaire : le tassement se confirme, mais la transformation crée des opportunités

Malgré la succession des plans de départs volontaires, la banque reste un secteur recruteur. Elle a embauché un peu plus de 42 000 personnes l’an dernier, calcule la fédération bancaire française (FBF). Et ce chiffre Esr en hausse depuis cinq ans.

Avec 42 300 embauches en 2018, un chiffre en constante augmentation depuis 2014, les banques se flattent d’être des « acteurs dynamiques du marché de l’emploi ». D’autant plus que les postes sont durables, des CDI dans 98 % des cas. Ils sont aussi qualifiés, 65 % des recrues ayant le statut de cadres. Malgré tout, la baisse des effectifs se confirme depuis 2011. Le secteur emploie maintenant 362 800 personnes. La FBF tempère : l’érosion est inférieure à 1 % par an en moyenne, et « le secteur bancaire reste l’un des principaux employeurs privés en France, avec 1,9 % de l’emploi salarié privé ».

 

La tendance marquante est le recul relatif du métier traditionnel de chargé de clientèle, même s’il concerne encore un CDI sur trois.  Les spécialités qui montent sont liées à l’informatique, et à  la conformité et des risques. Elles comptent pour 16 % et 10 %, respectivement.

 

Le secteur insiste sur sa capacité de formation. Bon an mal an, il consacre consacré 4,4 % de sa masse salariale à la formation du personnel, contre 2,7 % en moyenne dans les entreprises françaises. Normal, c’est une industrie en pleine transformation. En outre, « par l’intermédiaire de plusieurs partenariats, le secteur bancaire français contribue activement à l’insertion professionnelle y compris de jeunes issus de quartiers prioritaires de la ville, dits la FBF. . En 2018, les banques françaises ont signé 6 200 nouveaux contrats d’alternance