Emploi des cadres : le marché redémarre en douceur, constate l’Apec

Un an après le début de la crise sanitaire, l’Apec publie les résultats de sa dernière étude, fondée sur  une enquête auprès de 8 000 entreprises.

La chute des embauches cadres a été brutale, mais moins vertigineuse que les prévisions de l’automne ne le laissaient craindre : 228 700 recrutements cadres l’an dernier, en baisse d’environ 20 % par rapport à 2019.

 

Pour cette année, les embauches de cadres redémarrent progressivement. On reste loin du niveau d’avant-crise. L’Apec table sur  247 000 soit  8 %de plus qu’au cours de la calamiteuse année 2020. Mais ce sera 12% de moins qu’en 2019. Bref, le rebond sera modéré.

 

La baisse des recrutements fragilise particulièrement les débutants. Selon le dernier baromètre de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, seuls 69 %  des Bac+5 et plus issus  de la promotion 2019 se déclarent en emploi 12 mois après l’obtention de leur diplôme, contre 85 % pour la promotion précédente.  Les conditions d’insertion se sont également dégradées. Seuls 59 % des diplômés en emploi ont un contrat à durée indéterminée, soit  une diminution de 10 points en un an. En outre, les conditions salariales se dégradent. Pour preuve, la rémunération annuelle médiane s’élève désormais à 31 000 € bruts par an, contre 32 000€ précédemment.

 

Concernant les cadres expérimentés, la reprise reste faiblarde. On note pour ceux qui ont plus de 20 ans d’expérience, une baisse des intentions de recrutements de 28 % par rapport à 2019.  Entre les jeunes loup et les vieux renards, les cadres de 6 à 10 ans d’expérience restent les plus convoités. Maix pour cette catégorie aussi,  on reste éloigné du du niveau d’avant-crise. Avec 247 000 recrutements prévus en 2021 le redémarrage (+8 % vs 2020) ne permet pas de retrouver les niveaux record de 2019.