Emploi des personnes handicapées : la signature d’un accord est un facteur d’accélération

termes, dans bien des cas, l’important, c’est de se conformer à la loi en profitant d’un effet d’image. Une étude de la Dares se penche sur l’emploi des personnes handicapées dans les entreprises assujetties à cette obligation. Sur près de 11 000 établissements concernés, deux sont couverts par des accords. D’entreprise et de branche.

 

L’existence d’un accord est un bon indicateur. Les établissements sous accord ont un recours plus intense que les autres à l’emploi de travailleurs handicapés. Leur taux d’emploi direct est de 4,04 % contre 3,53 % pour les autres. Et si l’on tient compte du taux global (indirect inclus), l’écart se creuse : 4,54 % contre 3,86 %. En outre l’ancienneté des salariés ayant un handicap est plus élevée, et la proportion d’employés qualifiés plus importante.

 

L’administration publique, l’enseignement, la santé humaine et l’action sociale sont les secteurs les plus inclusifs.

 

La Dares observe que les moyens mis en œuvre pour remplir l’obligation légale varient selon les employeurs. « Elles ne sont pas toujours bien maîtrisées, sont plus ou moins liées au fait d’être sous accord et semblent résulter des contraintes des entreprises, de l’organisation des ressources humaines, de la présence syndicale, mais aussi parfois de la méconnaissance de la loi ». En d’autres termes, dans bien des cas, l’important, c’est de se conformer à la loi en profitant d’un effet d’image.