Emploi-formation : les régions réclament des prérogatives pour agir sur leur territoire

Devant la persistance du chômage qui baisse dans les pays voisins, l’Association des régions de France (ARF) réclame des pouvoirs supplémentaires en matière de pilotage des politiques d’emploi et de formation.

 

« Nous répondons positivement à l’invitation lancée par le président de la République et le Premier ministre, à participer à une réunion de travail Gouvernement-Régions afin d’engager rapidement des actions concrètes en termes de politique d’emploi et de formation » font savoir Philippe Richert, président de l’ARF, et François Bonneau, président délégué.

 

Les présidents de Région disent attendre des décisions fortes sur les transferts de nouvelles compétences. «La réforme territoriale place les régions au cœur des politiques d’emploi, d’apprentissage, de formation et de soutien aux PME et ETI. L’État doit, de ce fait, en tenir compte en traitant d’égal à égal avec les régions. Nous devons réfléchir ensemble à des solutions pour lutter contre ce fléau qu’est le chômage. C’est une urgence pour nos concitoyens et nos territoires qui souffrent du manque d’activité. Il est désormais temps d’agir ».

 

Pour les chefs d’exécutif régionaux, ce plan de mobilisation commun État-régions pour l’emploi doit passer par l’unification du processus de commande de formation pour les chômeurs sous le pilotage des régions. Celles-ci doivent pouvoir piloter le service public d’accompagnement vers l’emploi au-delà des dispositions de la loi NOTRe avec le transfert aux Régions des subventions versées par l’État aux organismes concernés (crédits budgétaires et Fonds social européen.
Les élus demandent aussi un « engagement de tous pour faire de l’apprentissage une voie d’excellence pour l’insertion professionnelle des jeunes avec un rôle accru des Régions sur la régulation de l’affectation du financement ». De même, ils souhaitent jouer un rôle de premier plan en matière d’accompagnement ciblé des PME et ETI.