Emploi : l’aide à la réindustrialisation prolongée jusqu’en juin prochain

Un nouveau cahier des charges définit depuis le 1er août les conditions et modalités de ce dispositif. Il intègre notamment les règles européennes, récemment révisées.

 

Compte tenu des restructurations qui se poursuivent, le ministère de l’Économie et le Commissariat général à l’investissement reconduisent l’aide à la réindustrialisation (ARI) jusqu’en juin 2016. Un nouveau cahier des charges a été établi de manière à s’ajuster aux nouvelles contraintes des règles communautaires. Le dispositif a fait ses preuves. Depuis son lancement, il a permis de soutenir une soixantaine de projets d’entreprises représentant au total plus de 1400 M€ d’investissements et devant aboutir à la création de 3500 emplois.

 

Ce programme de soutien à l’investissement s’adresse aux entreprises dont le projet contribue à la génération d’activités et à la création d’emplois. Les initiatives concernées doivent prévoir une mise d’au moins 5 M€ et la création d’au moins 25 emplois nets, les projets devant être réalisés dans un délai de trois ans maximum. L’industriel devra garantir maintien des investissements pendant au moins trois ans après réalisation du projet.

 

Les PME et les entreprises intermédiaires bénéficient d’ un volet spécifique baptisé « ARI-PME » et doté d’une enveloppe de 20 M€. Les grands groupes aussi peuvent en profiter  s’ils créent pour la circonstance un nouvel établissement. L’ARI reste plafonnée à 2 M€ par projet.

 

Doté dans un premier temps de 200 M€, le mécanisme a été de nouveau abondé de 120 M€ fin 2012. Le secteur le plus aidé reste la métallurgie. Loin derrière, arrivent l’aéronautique, l’énergie, l’électronique et l’agroalimentaire. Au niveau régional, les Pays de la Loire se distinguent en présentant un projet accompagné sur cinq. Rhône-Alpes et PACA se classent aux deuxième et troisième rangs.