Emploi : l’éclaircie se confirme pour les jeunes diplômés selon le Baromètre Deloitte

Moins de trois ans après avoir terminé leurs études, 70 % des jeunes diplômés sont en poste dans une entreprise, fin 2015. Dans deux cas sur trois, ils sont engagés en CDI. Le baromètre Deloitte-OpinionWay  sur l’humeur des jeunes diplômés publié ce 10 décembre confirme que l’embellie observée en début d’année se poursuit pour cette catégorie. Même ceux encore sur le carreau retrouvent espoir. Plus de la moitié compte trouver une situation dans les six prochains mois.

 

Toutefois, tempère Deloitte,  « cette confiance reste extrêmement volatile et l’on peut s’attendre à ce qu’elle soit fortement impactée par les événements du 13 novembre et les dernières annonces des chiffres du chômage ». Bien que le marché de l’emploi se soit amélioré significativement depuis deux ans, le parcours d’intégration demeure fastidieux. Le temps de recherche reste long ( environ 5 mois). Le nombre d’entretiens est faible: trois en moyenne. Pire, un bon tiers des demandes ne débouchent sur aucune interview.  Pour les DRH, la rigueur et surtout l’adaptabilité dominent le classement des compétences attendues . Le sens de l’analyse et l’esprit de synthèse (sont aussi plus importants que ce qu’imaginent les postulants. S

 

Dans ce contexte, les jeunes diplômés sont de plus en plus acteurs de leur entrée dans la vie active, 38 % des répondants ont utilisé de façon proactive les annonces (moteurs de recherche, site employeur, etc.) alors que le réseau s’impose en deuxième position avec 25 % qui ont utilisé le bouche-à-oreille, 13 % les réseaux sociaux et 14 % ont préféré prendre les devants et envoyer une candidature spontanée. juniors et  DRH s’accordent pour dire que la connaissance pratique des entreprises acquise grâce à des stages et les langues étrangères représentent les principales lacunes. Curieusement, seuls 63 % des jeunes diplômés se sentent compétents en langues étrangères et ce taux chute à 46 % parmi les jeunes ayant au moins le niveau bac (contre 85 % parmi les ex-élèves de grandes écoles).

 

La conjoncture favorise l’adhésion aux projets d’entreprise. Pour la première fois depuis 5 ans, les cadres débutants sont plus nombreux à éprouver de la confiance envers leurs employeurs (52 %) que de la méfiance à leur égard (48 %). Les employeurs qui cherchent à connaître les motivations de leurs jeunes poulains apprendront dans cette enquête menée auprès d’un échantillon de 1002 lauréats d’un crsus de niveau bac+5 que les raisons qui les poussent rester sont : l’ambiance de travail et les collègues (38 %), l’intérêt pour le travail (35 %), la localisation géographique (20 %).