Emplois, salaires, statut : les fonctionnaires opposés aux projets du gouvernement

Le gouvernement, et plus directement le ministre de tutelle, Gérald Darmanin, savent à quoi s’en tenir. Ils devront compter avec l’opposition quasi unanime des syndicats de fonctionnaires à leur projet de modernisation de la fonction publique.  La CGT, la CFDT, FO, la FSU, la Fédération autonome, la CFTC et solidaires font savoir leur désaccord avec les objectifs fixés concernant les emplois, les salaires et le statut. Ni l’Unsa, ni la CFE-CGC ne prennent part à la démarche.

 

Sur le premier point, les organisations ne sont pas près d’accepter la suppression 120 000 postes sur le quinquennat , ni la recommandation de la Cour des comptes de recourir à aux non-remplacements de fonctionnaires partant à la retraite. Une stratégie précédemment adoptée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy .  « Nombre de services, d’administrations sont déjà lourdement pénalisés par les suppressions d’emplois intervenues ces dernières années. Pour la même cause, la plupart des personnels ont vu ses conditions de travail se dégrader considérablement ».

 

Le gel de la valeur du point d’indice pour 2018 est un autre point qui fâche. « Les deux revalorisations de 0,6 % de la valeur du point, intervenues en juillet 2016 et en février 2017, sont insuffisantes », plaident les fonctionnaires, réclamant l’ouverture d’une négociation salariale d’ici à la fin de l’année.

 

La position relative au statut est moins tranchée. Les syndicats se disent disposés à participer à des discussions sur la modernisation du statut, mais mettent en garde contre toute tentative de le dénaturer. « Les nécessaires réformes, pour lesquelles nous sommes disponibles et pour lesquelles nous militons, ne peuvent en rien être synonymes de reculs, voire de démantèlement », disent-ils.