Employabilité : les salariés prêts à s’investir pour rester compétitifs

Quatre salariés sur cinq s’estiment suffisamment armé pour son job,  et la grande majorité compte entretenir ou améliorer ses compétences. Mais seul un sur trois considère que son employabilité dépend d’abord de lui-même. Une majorité compte sur l’employeur, selon une enquête Monster réalisée  par l’Ifop et publié ce 21 septembre.  

 

Qualification. C’est le maître mot. Plus de quatre salariés sur cinq (82%) s’estiment suffisamment formés pour le secteur d’activité dans lequel ils travaillent ou le poste qu’ils souhaiteraient obtenir. Les juniors de 18-24 ans et les chômeurs ayant déjà travaillé tant plus nombreux  que la moyenne à douter de leurs capacités. Mais pour entretenir, voire améliorer leurs compétences, environ 24%  des personnes considèrent que cela incombe en premier lieu à leur employeur actuel, via des modules de formation. Ils comptent ensuite sur leur réseau professionnel (15%), les organismes de formation (14%), les pouvoirs publics (5%) et les coachs de carrière (3%).

 

A l’inverse, (38%) estime que cette tâche repose principalement sur ses épaules. Mais même dans ce cas, la confiance des actifs envers leur employeur ressort quand les intéressés sont interrogés sur les moyens les plus efficaces pour développer leur employabilité : la formation continue proposée par l’employeur est ainsi plébiscitée par 27% d’entre eux. Cela est d’autant plus vrai dans l’administration publique (39%) et dans les structures de plus de 1 000 salariés (34%) qui bénéficient d’un investissement dans la formation plus importante et en mesurent les bénéfices.

 

 Cette attente se traduit par une idée précise de ce que les employeurs devraient mettre en place pour favoriser l’acquisition de nouvelles compétences : augmenter les formations sur les nouveaux outils technologiques (53%) et encourager la mobilité interne (45%).  Le rôle du manager est également perçu comme central: un actif sur trois appelle à la mise en place d’évaluations plus fréquentes axées sur le développement du salarié (35%), et à l’instauration d’un mentorat d’entreprise basé sur des relations interpersonnelles de soutien (32%).

 

 La participation à des activités extra-professionnelles – comme par exemple l’investissement dans des associations – et la connaissance d’une autre langue sont perçues comme déterminantes pour, respectivement, 18% et 16% des actifs. L’étude a été menée par l’Ifop  du 22 au 24 mai  auprès d’un échantillon de 1004 actifs de 18 ans et plus