Employeurs et syndicats du travail temporaire main dans la min pour sécuriser l’emploi

La CFDT, CFE-CGC, CFTC et Unsa qui représentent 60% des salariés de la branche, ont signé avec Prism’emploi, l’organisation patronale du secteur, un accord sur l’emploi qui comporte deux volets : la mise en œuvre de plans de reconversion face au risque de désinsertion professionnelle et des diagnostics territoriaux par pour évaluer l’état du marché de l’emploi.

Concernant le premier point, les agences d’emploi et les syndicats signataires vont s’atteler à une GPEC de branche censée faciliter les changements de parcours. Des plans de reconversion visant les intérimaires exposés au risque de désinsertion professionnelle seront mis en place. Ils bénéficieront de l’appui financier de l’opérateur de compétence (Akto) et de ressources issues du Fonds professionnel pour l’emploi du travail temporaire (FPE-TT).

 

Pour le second volet de l’accord, relatif aux diagnostics territoriaux, la commission paritaire nationale de l’emploi (CPNE) aura la main. Elle s’appuiera sur l’expertise de l’Observatoire de l’Intérim et du recrutement (OIR) et du Fonds professionnel pour l’emploi (FPE-TT).

 

L’OIR est chargé d’ici à la fin du troisième trimestre de réaliser les premiers check-up sur les bassins d’emplois pilotes de Toulouse, Saint-Nazaire, Sochaux et Lille. Les résultats devraient permettre de connaître l’état du marché et les éventuels écarts entre besoins et compétences disponibles, avant d’enclencher des actions de formation et de sécurisation des parcours.

 

Employeurs et syndicats de l’intérim demandent l’aide de l’État pour mener à bien ces projets. Ils espèrent conclure avec le ministère du Travail et les acteurs publics une convention d’engagements de développement des emplois et des compétences (EDEC). Ils souhaitent aussi l’accroissement des fonds de formation mutualisés, par le biais d’une répartition différente de l’enveloppe légale. Last but least, employeurs et syndicats du travail temporaire demandent l’assouplissement des règles de succession des contrats. « Cette mesure prendrait la forme d’une suppression du délai de carence et s’appliquerait dans la limite d’une période de 6 mois. Dans une période de reprise progressive de l’activité, elle permettrait d’accompagner les entreprises qui manquent de visibilité ».

 

 « Préserver et développer les compétences de nos intérimaires comme nous le faisions avant cette crise ne suffit plus et les partenaires sociaux de la branche décident de mobiliser leurs ressources, pour anticiper les besoins en compétences et accompagner nos salariés dans les mutations nécessaires », résume Gilles Lafon, président de Prism’emploi.