En entreprise, les gays sont acceptés, à condition de rester discrets

Selon une enquête que publie le moteur de recherche d’emploi Indeed, huit personnes sur dix se déclarent disposées à travailler avec un collègue appartenant à la communauté lesbiennes, gays, bisexuelles et intersexués (LGBTI). Même si le sujet reste tabou en entreprise.

Globalement, 87 % des sondés s’estiment à l’aise avec des collègues se revendiquant homosexuels. Le pourcentage tombe à 75 % quand il s’agit de collègues transgenres. L’enquête Indeed, menée auprès de 800 salariés, indique aussi que les Français disent accepter l’identité sexuelle de leurs collègues, mais ne désirent pas en savoir trop. Une personne interrogée sur trois (31 %) préfère que les intéressés n’abordent pas trop cette question en milieu professionnel.

 

En outre, apprend-on dans cette enquête,  les entreprises françaises sont peu impliquées dans la sensibilisation à l’intégration de la communauté LGBTI. Plus de la moitié des prospects (55 %) déclarent que leur organisation ne met pas en place d’initiatives pour sensibiliser l’intégration de cette communauté. À l’inverse, 41 % des répondants assurent que leur entreprise garantit les mêmes droits pour toutes et tous en matière de parentalité (congés familiaux, mutuelle, prévoyance).

 

Malgré le renforcement des droits, des politiques publiques et la multiplication des actions menées en faveur des personnes LGBTI ces dernières années, les actes et propos «LGBTphobes» persistent dans la société française. Ils se traduisent par des réactions, avouées ou non, de rejet, d’injures, de discriminations, de harcèlement voire de violences physiques. Résultat : 16 % des personnes sondées déclarent avoir déjà été témoins de moqueries au sein de leur entreprise à l’égard d’employés appartenant à la communauté LGBTI et 8 % ont entendu des insultes et des mots offensant.

 

En 2017, entre 1 et 2 millions de personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et intersexués (LGBTI) cachaient leur orientation sexuelle au travail en France, d’après le Défenseur des droits.