En pleine forme, la confédération générale des Scop va changer de tête

Après dix ans à la présidence de la Confédération générale des Scop, Patrick Lenancker et son équipe vont passer la main le 20 octobre, à l’issue du congrès du mouvement, à Strasbourg.

Plus d’un millier de participants sont attendus à l’occasion du congrès national des Scop et des Scic (Sociétés coopératives d’intérêt collectif) qui se réunit tous les 4 ans. Dirigeants et associés, acteurs économiques, personnalités politiques et du monde académique s’y presseront.

 

Deux temps rythmeront les travaux. Le bilan des dix ans de mandature de Patrick Lenancker et la désignation de la nouvelle équipe. Le président sortant, élu en 2006, avait pour objectif d’accélérer le développement du mouvement. Dix ans plus tard, les Sociétés coopératives et participatives totalisent 2 855 entreprises et près de 51 500 emplois. Leurs activités génèrent 4,5 Mds€ de chiffre d’affaires. Sur quatre ans leur taux de croissance fait pâlir le Cac40 : plu de 11 % en nombre d’entreprises et 10 % en emplois, pour les Scop. Quant aux Scic, leur démographie a galopé au rythme + 124 % sur la même période, et le nombre d’emplois a grimpé de 80 %. Soit 1 600 postes dans 291 coopératives supplémentaires.

 

Le bilan n’est pas que quantitatif. Sur la période, le mouvement des Scop s’est affirmé comme un acteur clé de la transmission d’entreprise. 20 % des nouvelles coopératives sont issues d’un passage de témoin. La législation a été également favorable, avec, notamment , la loi sur l’économie sociale et solidaire de 2014. Elle a facilité la création du statut transitoire de Scop d’amorçage. Elle offre désormais aux coopératives d’activités et d’emploi (CAE) un cadre juridique et une légitimité. En outre, le mouvement se renouvelle : plus de 15 % des coopératives sont dirigées par des managers de moins de 35 ans.

La barre est haut placée pour l’équipe dont la composition sera connue au soir du 20 octobre. Mais elle bénéficiera de la dynamique qui est lancée.