En pleine restructuration, le secteur bancaire reste un acteur majeur du marché de l’emploi

En pleine restructuration principalement  pour cause de digitalisation, les banques voient leur effectif total fondre depuis six ans. Elles ont quand même recruté plus de 41 100 personnes 2016, selon le bilan présenté ce 15 juin par la Fédération bancaire française  (FBF).

Les plans sociaux n’y changent rien, la banque reste un des premiers employeurs du secteur privé en France. Les établissements adhérant à la Fédération bancaire française (FBF) ont un effectif cumulé de 370 300 personnes, soit 2,3 % de l’emploi salarié privé. Le secteur détruit des emplois, et son effectif global décline depuis 2011. L’érosion a été de 0,3 % l’an dernier, après une baisse de 0,6 % en 2015.

 

Néanmoins, le secteur recrute. Il a embauché en 2016, plus de 41 100 personnes . La FBF qui publie ces chiffres ce 15 juin souligne qu’il s’agit d’emplois durables et qualifiés. Les deux tiers des embauches se font en CDI dans les banques, contre 2 sur 10 en moyenne, au niveau national. En outre, deux recrues sur trois le statut de cadre. Sachant que la part des cadres dans les effectifs passe de 54,9 % à 61,1 %. Normal, les entrants sont de plus en plus qualifiés: les jeunes diplômés de niveau Bac +4 /5 représentent plus de la moitié des flux (54,4 % 2016).

 

Les banques plébiscitent l’alternance. Elle ont signé l’an plus de 6 300 contrats de ce type, dont la moité en professionnalisation. Par ailleurs, la FBF souligne que « l’enjeu de la formation est majeur et représente 4,3 % de la masse salariale, à comparer au ratio moyen national de 2,7 % .

 

Dans un autre registre, la féminisation est en marche, 57,1 % des effectifs sont des femmes en 2016. La part des femmes dans l’encadrement progresse toujours : 47,1 % des cadres sont des femmes, contre 46,6 % en 2015 et 46 % en 2014. À titre de comparaison, les femmes représentent 47,9 % de la population active et 39,9 % des effectifs, toutes branches confondues .