En temps de crise, la solidarité entre travailleurs et employeurs est primordiale, recommande l’OIT

Face au Covid-19, les partenaires sociaux doivent agir de concert, recommande le rapport que publie un groupe de travail de l’OIT associant le collège des travailleurs et celui des employeurs.

L’étude, intitulée Gérer les conflits et les catastrophes: explorer la collaboration entre les organisations d’employeurs et de travailleurs, met en évidence des actions conjointes, parfois spontanées engagées par les partenaires sociaux et qui ont contribué à atténuer les conséquences de différentes catastrophes naturelles et d’origine humaine, tout en accélérant la reprise. Les cas recensés incluent les initiatives relatives au coronavirus dans plusieurs pays.

 

Au cours de la crise actuelle du COVID-19, le dialogue social bipartite et les initiatives conjointes des partenaires sociaux en réponse au COVID-19 ont été documentés à travers le monde, notamment en Belgique, en Lettonie, en Espagne et en Suède.  Dans ces pays (et plusieurs autres cités dans le rapport), « les partenaires sociaux renforcent et complètent de manière critique les actions des autorités de santé publique et des gouvernements et reconfirment leur rôle dans l’atténuation des risques et la réponse aux situations de crise », peut-on lire.

 

«Les chefs d’entreprise ont un intérêt direct pour la paix et la stabilité et pour être bien préparés aux situations de crise», explique Deborah France-Massin, directrice du bureau des activités pour les employeurs de l’OIT (photo). «De leur côté, les syndicats ont un énorme potentiel de mobilisation grâce à leurs membres. Soit pour faire pression en faveur de modifications législatives et constitutionnelles en faveur de la main-d’œuvre, soit pour agir rapidement et efficacement lorsqu’une assistance humanitaire est requise.

L’OIT espère que ce rapport qui devrait être largement diffusé, sensibilisera les partenaires sociaux à travers le monde sur le rôle qu’elles peuvent jouer dans des situations complexes de catastrophe et de conflit, ainsi que dans des pandémies comme COVID-19», dixit Maria Helena André, directrice du bureau des activités pour les travailleurs du BIT.