En vue des concertations à venir, la CGT relance son concept de sécurité sociale professionnelle

La confédération de Montreuil compté défendre le concept de sécurité sociale professionnelle lors des consultations à venir sur l’assurance chômage et la formation.

L’organisation dirigée par Philippe Martinez (photo) défendra ce qu’elle appelle « le nouveau statut du travail salarié », adossé à une « sécurité sociale professionnelle ». Laquelle prévoit qu’en cas de transition entre deux emplois, les droits acquis par le salarié dans son dernier emploi soient maintenus et transférés dans le nouveau poste, ancienneté incluse. La responsabilité sociale des entreprises serait mutualisée à l’échelle de la branche et du bassin d’emploi, notamment pour le reclassement des personnes licenciées et les évolutions professionnelles de celles en poste. Les devoirs des donneurs d’ordre à l’égard des employés des sous-traitants seraient réaffirmés. Le tout appuyé par un dialogue social territorial, en plus de la branche et de l’interprofessionnel.

 

Car pour la CGT, tout est lié : le chômage a légèrement reculé au cours du dernier trimestre, mais c’est grâce à des emplois précaires. « Les chiffres du chômage du mois de septembre confirment la montée permanente de la précarisation », considère-t-elle. Et si un grand nombre de chômeurs ne retrouvent pas une situation, c’est faute de formation qualifiante. Sur ce plan, « les dangers qui pèsent sur l’Afpa », premier opérateur public, « le risque d’en diminuer son périmètre et d’y supprimer des milliers d’emplois n’aideront pas ».