Enquête ANDRH : entreprises et salariés plébiscitent le télétravail

L’ANDRH publie les résultats de la consultation qu’elle a menée auprès de ses adhérents sur le télétravail. Il en ressort que le travail à distance formalisé est déjà une pratique largement répandue, présente dans plus des deux tiers des entreprises. Même s’il n’est formalisé par un accord collectif que dans 29 % des cas.

Les pratiques varient la taille des structures. Ainsi, dans les sociétés de moins de 50 salariés, aucun accord d’entreprise n’a été signé, mais 57 % des cas ont recours à des avenants au contrat de travail. Chez les employeurs de 50 à 300 personnes, un accord collectif a été signé dans 26 % des cas et des avenants dans 69 % des cas. Au-delà de cette taille, un texte collectif est paraphé, quatre fois sur dix. 

 

Toutefois, estiment deux DRH interrogés sur trois, le cadre légal du télétravail doit évoluer. « Les attentes sont nombreuses et convergent vers plus de flexibilité, de clarification et de simplification. Ce souhait a déjà été plusieurs fois formulé à l’occasion des précédentes réformes portant sur le droit du travail », souligne Jean-Paul Charlez, président de l’ANDRH.

 

Pour certains membres de l’organisation des DRH, le dispositif actuel s’avère trop contraignant alors qu’il est généralement mis en place dans le cadre d’une démarche de qualité de vie au travail (QVT) et à la demande des salariés. Résultat : la proportion de télétravailleurs, lorsque le dispositif est mis en œuvre, se limite couramment à 21 %. La pratique, minoritaire est calée sur des jours fixes depuis le domicilie, plus rarement de tiers lieux, et l’indemnisation n’est clairement pas la règle.

 

L’entreprise, et le télétravailleur citent comme principal avantage la limitation des effets négatifs de l’éloignement du domicile par rapport au lieu de travail. L’employeur y ajoute la volonté de développer de nouvelles formes d’organisation du travail (48 %) ou de répondre à des situations exceptionnelles (49 %). Tandis que le salarié y voit aussi l’occasion de répondre à des contraintes personnelles (état de santé, situation de handicap, etc. ) quand ce n’est pas le souci de travailler sans être constamment interrompu.

 

Malgré des effets encore incertains à mesurer pour les organisations, « une perception majoritairement très satisfaisante pour l’ensemble des parties prenantes » se dégage, constate l’ANDRH.

 

Cette enquête éclaire la concertation que mènent les partenaires sociaux sur le sujet depuis le 6 mars. Ces discussions, prévues par l’article 57 de la loi travail, pourra déboucher sur une évolution ou un statu quo du cadre réglementaire actuel notamment en ce qui concerne le télétravail informel.